Sélectionner une page

GAZA – Un moment de vérité et dévoilement…

par | 26 Août 2025 | Divers | 0 commentaires

Table-ronde « Maghreb des livres » – Paris, juin 2025.

Depuis le 7 octobre 2023 nous vivons une nouvelle séquence de violence qui s’inscrit dans la ligne de 1948. Après le « 7 octobre » tout est devenu possible…

Jusqu’alors les principes étaient au-dessus des États. C’est ce qui permettait au Droit international d’exister à partir d’un socle solide. Nous parlons ici de droits fondamentaux, et non de droits annexes. La question reste universelle depuis l’effondrement brutal, et du sursaut de l’Après-guerre. Le Droit international semble avoir vécu. Seul aujourd’hui le rapport de force est devenu la loi du plus fort ouvrant, de fait, à une sauvagerie que l’on avait oubliée. Ce qui est posé ne supporte pas les nuances, car forcément elle dérange… Il devenu impossible de partager d’autre chose que du « 7 octobre ». Tout se lit et veut se comprendre à l’aune de cet évènement certes cruel et barbare à partir duquel Israël conçoit une dialectique assez dangereuse en désignant d’un côté ceux qui sont avec lui, et ceux qui sont contre l’État d’Israël ultradroitier du moment. Israël essaye d’entraîner ses voisins dans cette fuite en avant, éperdue, vertigineuse et dangereuse. Le Liban est le premier de ces pays : un pays complexe, multiconfessionnel et divers politiquement, qui vit des divisions internes et des tiraillements avec le Hezbollah en son sein. Les Chrétiens semblent complètement décontenancés, dispersés, et préférant l’exil aux contraintes économiques et au risque d’embrasement du pays et de la région. Le Liban s’efforce aujourd’hui de revenir au centre avec l’élection d’un nouveau Président et de la militarisation des Camps palestiniens. Israël essaye également d’entraîner les pays occidentaux dans une « guerre de civilisation ». Israël joue très habillement cette carte. Il fait pression sur les médias et les politiques françaises et européennes. La majorité des journalistes français sont en totale faillite en ayant justifié majoritairement lé « génocide » actuel à Gaza.

Ce qui prend forme aujourd’hui…

Une instrumentalisation de l’Antisémitisme : critiquer Israël reste un tabou ; et surtout rappeler les circonstances dans lesquelles l’État hébreu s’est constitué et a été adoubé par les puissances européennes et internationales (cf. The international Shoah association). Critiquer Israël est devenu impossible (victimisation et instrumentalisation de la Shoah. Le « 7 octobre » n’est pourtant pas strictement parlant un pogrom, car Israël reste « un pays colonisateur ». Cet évènement n’est pas arrivé de nulle part. Ce « colonialisme de remplacement » lent et rapide à la fois, lancinant et efficace est à l’œuvre en éliminant les Palestiniens à Gaza, à Jérusalem-Est, et déjà en Cisjordanie.

C’est la concrétisation d’un fantasme historique de vouloir éradiquer le Peuple palestinien, de dessiner les contours d’une déportation du peuple de Gaza en perpétrant une deuxième Nakba par une « tabula rasa » sans précédent ; et peut-être plus violente que la première… ; et tout cela sans qu’il y ait véritablement de véritable protestation de masse. En fait, nous assistons depuis des décennies à une sorte d’exceptionnalité d’Israël qui serait au-dessus de la Loi, du concert des Nations, et du Droit international estimant qu’il n’est pas un État comme les autres !

C’est donc une séquence inouïe de violence qui exonère toute critique, et toute analyse au sujet d’Israël, et de son action criminelle qui devrait faire rougir les peuples et la communauté internationale dans son ensemble. Nous n’arrivons à sortir de cette « exceptionnalité » qui pourrait remettre tellement en question notre grille occidentale de lecture… sans pouvoir regarder quelque chose en en face. Il y a définitivement un aveuglement dans l’analyse du Gouvernement de Benjamin Netanyahou, d’une partie des Israéliens, d’un nombre considérable de Juifs, de médias occidentaux, et d’Européens. L’internationalisme autour de cette question, et de cette guerre contre la population en définitive permettrait de tenir tous les bouts aujourd’hui, sinon ce n’est que de l’aveuglement. Il faut être de façon courageuse aux côtés des peuples, et non pas des États !

Un basculement universel devenu un véritable enjeu…

Le colonialisme vis-à-vis de la Palestine est notre caillou dans a chaussure… On ne voit plus l’Autre comme un humain. La question coloniale est devant nous. Le décalage entre vivre ici, et le quotidien de là-bas est manifeste. « Qu’est-ce que l’on fait pour que ça serve aux Palestiniens concrètement ? ». C’est la deuxième année consécutive que les jeunes ne passent pas leur Baccalauréat en Cisjordanie et à Gaza !!!

ps: Table-ronde le le Samedi 28 juin 2025 – Modération par Sarra GRIRA (ORIENT XXI) – avec: Alain GRESH, Jadd HILAL, Agnès LEVALLOIS, Béatrice ORES, et EdwyPLENEL.

0 Commentaires

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *