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« Dimanche noir » en Italie – Poussée de l’Extrême Droite

Un horizon s’ouvre… Il risque d’être bouché très rapidement.

Ce dimanche du début de l’automne risque d’être pour l’Italie un « dimanche noir ». La démission de Mario Draghi au poste de Premier ministre le 21 juillet dernier a sonné le glas de la démocratie italienne.

A en croire Ursula von der Leylen ces jours derniers, les Européens actent avant que le peuple italien se soit prononcé que les résultats des élections italiennes seront en faveur l’Extrême droite. Ce n’est malheureusement pas un cas isolé puisque la Pologne, la Hongrie, le Sud de l’Espagne (Parlement d’Andalousie), et les résultats des Législatives françaises vont dans le même sens.

Quatre des six élections régionales pourraient être emportées par l’Extrême droite. En parallèle, certains Italiens prônent en même temps la restauration de la monarchie… Un projet de réforme constitutionnelle est également soumis aux électeurs, prévoyant la diminution du nombre de députés, passant de 630 à 400, et le nombre de sénateurs de 315 à 200.

Giorgia Meloni, Présidente du Parti « Fratelli d’Italia » est en tête de la coalition de la Droite extrême (La Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi ). Elle devrait devenir la nouvelle Première ministre italienne. Même si la Présidente de Fratelli d’Italia s’en défend, elle incarne l’héritage (non-assumé) du Parti national fasciste de Benito Mussolini.

L’installation de la crise fragilise les classes les plus précaires, et risquent également de voir les CSP supérieures être déclassées. La casse des Services publics et la hausse du coût de la vie accentuent les divisions sociales, et favorisent grandement la crispation identitaire.

Pour affronter ce courant nationaliste fort, la faiblesse de la Gauche sociale-démocrate est le problème. Elle n’existe pour ainsi plus en Italie. On a pu constater comment la Gauche française a pu décevoir son électorat sous le mandat de François Hollande, et comment ce mouvement de fond à emporter le mouvement espagnol « Podemos ». Cette Gauche n’offre aucune perspective. Le Parti Communiste, qui a été longtemps leader en Italie, a chuté de façon prodigieuse au cœur de la dynamique italienne. Il revendiqué jusqu’à trois millions d’adhérents. Il a été longtemps considéré la formation politique communiste la plus puissante d’Europe occidentale, et jusque dans les dernières années de son Secrétaire général Enrico Berlinguer. Il a cessé d’exister en tant que tel, en avril 1991.

Un horizon s’ouvre… Il risque d’être bouché très rapidement. Les Italiens découvriront trop tard que les enjeux les dépassent. Il y aura des pleurs et des grincements de dents inévitables…

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