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Une escapade pour vivre la dolce vita d’Athènes

par | 8 Oct 2022 | Divers | 0 commentaires

La Grèce se classe au 15ème rang mondial des pays les plus visités au monde.

Peut-être pensez-vous qu’Athènes, hormis l’Acropole, ses fabuleux musées archéologiques et ses ruelles de Plaka est le must du tourisme grec ?!? Néanmoins, il existe aussi un côté beaucoup moins romantique d’Athènes et de quelques autres grandes villes grecques. Une immense agglomération de 3,8 millions d’habitants polluée, sale, bruyante, envahie de voitures, qui fut sans doute belle avant l’urbanisme moderne. Ne restons pas sur ces considérations négatives, mais bien réelles. Allons un peu plus haut ; à Pangrati – quartier qui monte. Nous y découvrons ses nombreux bars et restaurants prisés pour l’ambiance, les cocktails et la cuisine, ses rues qui montent et descendent le musée d’art moderne et contemporain et ses parcs sont toujours.

La Grèce se classe au 15ème rang mondial des pays les plus visités au monde. En 2019,  le secteur du Tourisme grec avait atteint un record avec 33 millions de touristes ; ce qui avait contribué à la reprise de l’économie du pays après des années d’austérité et de crise. Le ministre grec du Tourisme Vassilis Kikilias dans une interview récente s’est félicité des résultats de l’année en cours. Selon lui,  «2022 a été une année incroyable pour le tourisme grec… Je suis très heureux de dire que tant sur les îles que sur le continent, cette année, il y a eu un nombre extraordinaire de voyageurs et de touristes, donc en 2022 nous allons dépasser le nombre enregistré en 2019, qui était un record pour nous« .

La résilience de la ville d’Athènes au travers du rapport sur la culture.

La Grèce est le quatrième des 27 pays formant la Communauté de l’Union européenne pour la croissance de l’emploi dans le secteur culturel entre 2019 à 2021 (chiffres d’Eurostat). En 2021, 39% des travailleurs du secteur culturels et créatif étaient des travailleurs indépendants.

Capitale de la Grèce, Athènes est la plus grande ville du pays. Située dans la région de l’Attique, la ville et sa région produisent près de 75,5 % de la valeur ajoutée brute des industries culturelles et créatives du pays, avec 57,3 % d’industries créatives.

Athènes est aussi le berceau de nombreux sites du patrimoine culturel, notamment l’Acropole ; site inscrit au registre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Malgré la grave crise, le tourisme et le secteur des Arts étaient les seuls secteurs qui survivaient dans la Capitale. La crise socio-économique et la crise financière qui a suivi en 2008, ont plongé le pays dans une austérité sévère. La dette de la Grèce (2010) a causé l’émergence d’un chômage très important, une augmentation du nombre de sans-abri, et des pressions sociales nourrissant les bases d’un mécontentement. A ce dernier s’est ajouté une crise identitaire, anti-européenne et extrémiste de Droite aux allures fascistes. Ces soucis quotidiens ont fait germer malgré tout un élan de solidarité parmi la population auprès des associations.

En 2017, Athènes avait présenté un programme de résilience pour 2030 en mettant l’accent sur la résilience urbaine. Elle s’est appuyée notamment sur un petit groupe de leaders culturels, d’artistes et autres représentants du secteur culturel pour affiner ses axes d’investigation et d’action. Il faut bien le reconnaître, cette stratégie a du mal à se faire connaître du Secteur culturel.

Dans la période, le pays a pu compter sur le soutien de grands mécènes, qui au travers de leurs fondations ont soutenu de nombreux projets touchant essentiellement à la santé, à l’Éducation ou à la Culture. Se substituant ainsi à l’État déficient et incapable de soutenir des projets d’envergure, des Centres culturels ont vu le jour. Parmi eux, on compte le « Centre culturel Onassis » ; du nom du célèbre et richissime armateur hellène. Dans cette même période la « Fondation Niarchos » est venue également apporter son aide en offrant un Centre national pour abriter la Bibliothèque nationale ainsi que l’Opéra.

C’est ainsi que cette année encore les Athéniens se sont pressés dans la chaleur du soir pour s’asseoir dans le théâtre antique d’Hérode Atticus à côté de l’Acropole. Dans la fosse, l’orchestre de l’Opéra national s’accorde. Les représentations sont souvent à guichets fermés. Le Festival d’Athènes et d’Epidaure bénéficie encore d’aides publiques. Il est devenu un rendez-vous artistique majeur en Europe en une dizaine d’années avec plus de 200 000 spectateurs. Hormis les deux théâtres nationaux, toutes les institutions culturelles grecques doivent faire face au désengagement total de l’État. Seuls les billets des spectateurs permettent aux artistes d’être payés au pourcentage de la recette, et non plus au cachet, comme c’était le cas il y a quelques années.

La crise économique et sanitaire ont boosté la créativité des artistes. Les collectifs d’artistes se multiplient. Cependant, et faut-il le regretter cette tendance a l’air de s’infléchir aujourd’hui. Le pays voit régulièrement ses artistes partir s’installer en Europe.

Dans tous les cas le Secteur du Tourisme et celui de la Culture ont l’air de repartir pour le plaisir des Grecs, et des touristes potentiels que nous sommes. Essayons donc, de vivre la Dolce vita à la grecque !!!

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