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Fred TOLFEY. Un artiste hors des sentiers battus

par | 12 Oct 2023 | Divers | 0 commentaires

« Ce n’est pas seulement le spectacle qui est vivant, mais aussi le spectateur ! »

1/ Fred, d’où tu viens ? Pourrais-tu te présenter, s’il te plaît ?

Géographiquement, je viens de Reims, en Champagne. J’ai grandi en majeure partie en région parisienne, vers Melun, avant de m’installer à Paris il y a une quinzaine d’années. Mais d’une manière générale, je me considère plutôt comme un petit habitant de la Terre. Par conséquent, je viens du cosmos, comme tout ce qui est sur notre jolie planète. Sourire.

Mais peut-être que ta question concernait plutôt mon parcours artistique ? Sourire.

2/ Tu es un artiste aux multiples facettes (comédien, marionnettiste, chanteur, compositeur, orgue de barbarie). Comment ce goût pour les arts est entré dans ta vie ?

J’ai le sentiment que c’est ma nature. Depuis tout petit j’aime l’imaginaire et surtout le fait de pouvoir s’en servir, inventer, expérimenter, observer, raconter des histoires. J’ai des souvenirs précis et nombreux de ma petite enfance. Quand on joue, on invente, on imagine, on explore. Enfant je disais que contrairement à la plupart des grandes personnes, je ne m’arrêterai pas de jouer. C’est donc ce que je fais ; aujourd’hui je continue de jouer.
L’imagination n’est pas qu’un refuge, c’est un outil qui permet de voir la réalité autrement, avec énormément de facettes en même temps, en déjouant les filtres. Tout naturellement, cette observation de la vie et du quotidien, nourrit l’écriture, la musique, l’interprétation, la forme choisie pour raconter.

3/ Il est rare de rencontrer quelqu’un à Paris, qui aujourd’hui propose de la musique sur un orgue de barbarie… A quel moment la musique est-elle entrée dans ta vie ?

Depuis mes premiers souvenirs, la musique est dans ma vie. Mes parents partageaient avec nous ce qu’ils écoutaient et aussi le fait de jouer d’un instrument de musique. Pour ce qui est de l’orgue de barbarie, j’en ai vu enfant, dans des jardins publics et aussi en bas des immeubles. Là on les écoutait et les gens envoyaient des pièces depuis leur balcon ou leur fenêtre. Je trouvais cet instrument mystérieux et drôle. Et le fait qu’il permette de rencontrer le public de façon aussi directe sur la voie publique, et en même temps avec une sorte de rituel me plaisait beaucoup : écoute puis appréciation avec les applaudissements et la pièce.

Il y a une quinzaine d’années, il fallait que je change pas mal de choses dans ma vie. C’est à ce moment-là que l’envie d’avoir mon orgue de barbarie a fait surface. Il serait possible pour moi d’interpréter des chansons, pas forcément que j’aurai composées et pas forcément attendues du public avec cet instrument.

4/ Qu’est-ce que tu veux dire à travers ces multiples facettes ? Y-at-il un fil conducteur qui les lie ?

Oui bien sûr, tout est lié. Expression théâtrale, audiovisuelle, jeu d’acteur, objets animés (les marionnettes c’est très vaste), tout cela en musique et pour raconter des histoires qui témoignent du temps présent et de ses préoccupations. Tout est intimement lié à l’instant et à la vie.

5/ Quelles sont tes moyens d’expression ? Comment ? Où ? A qui t’adresses-tu ?

Mon moyen d’expression préféré reste la scène, pour le contact direct avec le public et cela partout où l’on a envie de me voir ou m’entendre, théâtre, bar culturel, médiathèque, salle des fêtes, kiosque musical, maison de retraite, école, jardin public, rue, etc… Je m’adresse aux personnes qui passent et ne s’attendent pas à me voir ou à m’entendre. Ces personnes vont s’arrêter, peut-être rester un moment avec moi, sortir de leurs « rails » pendant quelques instants et donner à l’enfant enfouis au fond d’eux l’occasion de ressentir et réagir et peut-être même de jouer avec moi. C’est quelque-chose que je vois et que je sens.

Mes autres moyens d’expression sont moins immédiats, mais ne sont pas moins intéressants, dans le sens où il « préparent » la rencontre. Je communique beaucoup avec les moyens qu’offrent les réseaux dits sociaux. J’y crée des choses adaptées à ce média et aux publics qu’il draine. Là encore je m’adresse à qui passe par là.

6/ Quels sont tes thèmes de prédilection ?

L’imaginaire, il n’y a que ça de vrai. Le reste c’est du petit commerce, de l’hypocrisie, du marketing et du camouflage. Cela peut sembler étrange ou ésotérique, mais pas du tout. Je cherche le vrai, la simplicité et le beau, le mieux. Expérimenter, apprendre et évoluer, plutôt que se satisfaire de besoins matériels qui sont une perte de temps et d’énergie.

7/ On parle beaucoup du « spectacle vivant ». Penses-tu que ce spectacle a encore quelque chose à proposer en France ? Y-a-t-il un public ?

Quand un spectateur expérimente les sensations ressenties lors d’une bonne représentation, il a envie d’y goûter à nouveau. C’est du vivant, ça vibre, avec de la sueur, du sang et de la poussière. Ça surprend, ce n’est pas toujours impeccable ou convenable, surtout pas aseptisé, parfois « sale », comme la forêt ou la boue, ou les animaux sauvages. C’est proche de la nature et de son chaos.

Le public a besoin de vibrer en direct, autrement que face à un écran, quel que soit le contenu. Alors ce n’est pas seulement le spectacle qui est vivant, mais aussi le spectateur !

8/ Quelle est ton actualité ?

Je prépare un album. Ce sont des chansons « à texte », sur de la musique électro. C’est décalé comme on me dit souvent. Je suis très fier de ces chansons et j’en peaufine le moindre son et le moindre mot. Je veux amuser les auditeurs, tout en partageant une certaine lucidité sur notre présent.

Je travaille également sur de la musique de relaxation, ainsi qu’un duo électro rigolo.

Et puis je fais des petites apparitions dans des vidéos humoristiques ou court-métrages à destination du web.

J’ajoute que j’accepte tout rôle de savant fou ou autre personnage étrange et amusant que l’on pourrait me proposer, même un Monsieur Tout-le-monde !

9/ Comment vois-tu les dix ans à venir ?

Continuer à expérimenter, m’amuser et rencontrer, c’est ce que j’aimerai faire durant les dix ans à venir, et encore après si possible.

10/ Si l’on est intéressé par ce que tu fais, comment peut-on te joindre ?

Le mieux est de m’écrire à fredtolfey@gmail.com. Je me ferai un plaisir de répondre.

Pour aller plus loin:

www.youtube.com/user/Tolfey
www.instagram.com/fredtolfey/
www.facebook.com/fredtolfeymusic

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https://youtu.be/x-Xh0jwugUg

https://youtu.be/tyZ163by2Aw

https://youtu.be/pBBkcRge4Kc

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