Le sourire et l’action d’Elisabeth II dans un siècle désenchanté
La mort de la reine Elizabeth II a provoqué une vive émotion dans l’ensemble des pays du monde.
Le décès de la mère de Charles III pourrait coûter plusieurs milliards d’euros (Livres Sterling) à l’économie britannique. Le pays risque d’entrer plus rapidement que prévu en récession. Le Brexit a provoqué en Grande-Bretagne une crise politique et économique sans précédent. La crise du Covid et la crise économique dans l’ensemble des pays de l’OCDE lui adonné le coup de grâce.
Elisabeth II a consacré sa vie à faire du Royaume Uni, du Commonwealth et du monde entier un endroit plus respirable bien qu’affectée par les nombreuses frasques familiales, les crises à répétition. Elle sut, néanmoins, faire vivre cette devise venue de loin : « Je maintiendrai ». Contre vents et marées, elle a voulu maintenir à bout de bras ce pays en étant le ciment entre les différentes entités du Royaume ; et même si le monde qu’elle avait connu avait déjà en partie disparu. Le Commonwealth, par exemple, ne représente plus de nos jours qu’une carcasse vide. Ces années dernières, ceux et celles qui gouvernaient le pays en son nom n’ont pas été véritablement de véritables serviteurs d’unité et de concorde. Ils ont favorisé ou au mieux contenu la crise économique et sociale.
Le nouveau monarque, Charles III, prend la relève à un moment où la Grande-Bretagne semble devoir entrée dans un nouveau siècle « à la Charles Dickens ». Cet auteur anglais fut le témoin du difficile quotidien de la classe ouvrière de l’Angleterre du 19e siècle au moment de l’apogée de la révolution industrielle. Aujourd’hui, les sujets de sa Gracieuse Majesté sont dans bien des endroits tellement pauvres qu’ils doivent refuser de la nourriture. Il y a des arbitrages à faire : payer l’électricité ou le gaz… ; juste pour cuisiner les aliments. Le système de santé reste très préoccupant au point où de nombreux Britanniques ne peuvent plus se soigner correctement. Le Brexit n’a pas produit ce qu’il escomptait, et bien des Britanniques se sentent aujourd’hui trompés.
La personnalité attachante et émouvante de la reine Elisabeth II ne peut pas faire oublier l’incurie et le manque de vision globale et sociale de ses « Prime Minister ». Elle sut faire jusqu’au bout, tout compte fait, l’unanimité parmi ses sujets. Puissent les futurs Premiers Ministres recevoir de la défunte souveraine son esprit de don, de service et d’abandon.
Le Roi Charles III doit relever le défi dans un pays désuni et englué dans une crise sans précédent. « God save the king ! »


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